Les aventures de Plumebleue

Les aventures de Plumebleue

Quelques moulins en pays de Vaud et ailleurs en Suisse

En construction... je vais ajouter au fur et à mesure des moulins

Bien décidée à découvrir autour de chez moi, le patrimoine culturel et économique, je vous convie à de jolies promenades ayant pour but les vieilles roues des moulins. De celles qui donnaient non seulement de la farine, mais aussi des huiles, faisaient travailler  les forges, foulaient les fibres de lin, de chanvre ou de laine ... patrimoine muet, discret, mais non dénué de charme.  Patrimoine d'un temps pas si éloigné pour certains moulins qui ont fonctionné jusque dans les années septante du siecle dernier.

Bien souvent ces roues sont sur des propriétés privées, nous sonnons demandons la permission et disons qui nous sommes et c'est l'occasion de joyeuses "babilles" bien vaudoises.  Nous découvrons ici un vieux wagon du BAM, le petit train qui dessert ma région, ailleurs que la roue à fait un périple haut en couleur pour faire la quinzaine  de km qui la séparait de son lieu d'origine à sa place actuelle. Le nez plongé dans le livre les vieux moulins d'autrefois de P. Delacrettaz, nous épluchons à la maison, cartes, ordinateur, et repérons de jolis chemins, des infos précises sur les lieux, le livre n'en donnant pas beaucoup.

 

 

Moiry

 

 

 Le moulin de Moiry se cache au dos d'une grande bâtisse. Pour le trouver, nous avons parqué en haut du village et avons suivis le ruiseau de la Liseraz.

 


Le ruisseau se précipite d'une petite chute pour couler malicieusement au pied de la grande roue muette.

Sa roue ne tourne plus du tout, mais on peut y voir de beaux restes d'engrenage. Domage que le lieu soit quelque peu laissé à l'abandon. Pourtant en restant discret, nous avons longé un bout de jardin et avons pu faire cette jolie photo.

 

 Eclépens

A Eclépens, de nombreux vestiges de moulins et usines à travail hydrolique demeurent. La balade de 10 minutes permets d'en faire un rapide apperçu le long du bey , ruisseau de déviation amenant l'eau de la rivière, ici la Venoge, au niveau des moulins. 

 

Ci-dessus : Il semblerait que ce soit les vestiges de la roue de la forge pour le charonnier

Plus bas à la sortie du village, la filature et ses nombreuses petites ouvertures qui laissaient passer les axes des roues qui entrainaient des fouloirs. Le moulin à foulon  nécessite une puissance hydrolique supérieure à celle du courrant, une petite chute d'eau, d'1.5 m avait été aménagée , elle existe encore donnant au lieu un caractère sonore.

"Le foulage est l'opération qui est une partie du processus de finition des tissus de laine, et qui consiste au compactage du tissu par le feutrage, pour le rendre imperméable.
Les fils qui composent le tissu, baignés dans de l'eau chaude savonneuse et manipulés (battus, tordus, pressés), avec des procédés mécaniques et chimiques se "feutrent". Les petits interstices présents aux points d'intersection entre le fil de trame et le fil de chaîne se ferment, leur ligature est donnée par l'interpénétration des écailles microscopiques qui revêtent la superficie des poils. Le processus est progressif et irréversible. Il peut s'appliquer à tous les types de tissu réalisés avec de la laine ou autres tissus contenant des poils (mohair, alpaga, cachemire)." Wikipédia

 En longeant le bey à travers le village, on arrive à l'ancienne scierie qui comprends encore l'ancien lavoir du village et deux roues magnifiques dans un cadre enchanteur.

Ci-dessous, la roue qui ne tourne plus

 Ci-dessous, la roue qui tourne encore (il faut demander au propriétaire des lieux)

Détail

 

 

 Le moulin de Villars-sous-Yens

Au bord du ruiseau le Boiron, un bié à été mis en place  nous le suivons sur une centaine de mètres et découvrons émerveillés la grande roue du Moulin de Villars à Villars-sous-Yens. Elle tourne encore la coquine. Elle agrémente les Portes ouvertes de ce vigneron encaveur de la ville de Morges (AOC).

 

Une roue qui a une jolie histoire qu'il ne faut pas hésiter à demander à l'heureuse propriétaire très affable. Il aura fallu une entreprise spécialisée dans les transport de charge, la coupure de courant du petit train (BAM) et finalement lui couper un bout de son axe pour la mettre en place. Elle n'est pas d'origine et vient de Cuarnens. Une belle roue en fer, bien plus solide que celles en bois, qui nécéssitent beaucoup de réparations et le savoir-faire d'un bon menuisier.

Le paysage sur les hauts de Yens en pleine saison de Colza. Les champs embaument.

 

La ville de Vallorbe

Le site des anciennes forges de Vallorbe abrite actuellement le musée du fer et du chemin de fer. Ce site est exceptionnel, il est en activité depuis la fin du Moyen-Âge et acontribué à la prospérité de la ville !  Sis au bord de l'Orbe, dans le quartier médiéval, l'attention est aussitôt attirée par les quatre roues à aubes actionnant les machines des ateliers.  Le joyeux chant des aubes  nous invite sur le sentier qui longe le cours d'eau.

 

Fiez

Dans ce petit village au-dessus de Grandson une scierie fait tourner sur la Diaz, la roue à aubes qui a été remise en état en 2004. Elle tourne inlassablement, nous entraînant dans une contemplation hypnotique

L'ancien Moulin de Fiez a trois siècles d'existence. Dans ce bâtiment, on a écrasé du grain, puis scié du bois jusqu'en 1907. Un charron s'est installé là au siècle passé, et a poursuivi son activité jusqu'en 1982.
Hypnotisé par la beauté du lieu, l'architecte Urs Bona a racheté les murs il y a huit ans.  La roue est remise en état: son mouvement alimente une pompe à chaleur, laquelle produit l'électricité nécessaire à la famille.

 

 

Le moulin de Lussery

 

"Le Moulin de Lussery se trouve dans l'arrière-pays de Lausanne, entre Cossonay et Eclépens. Bâti au bord de la rivière la Venoge, il a été exploité jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale comme moulin à céréales, et la production d'huiles. Après le décès du dernier meunier dans les années 60, le moulin a été abandonné à son sort. Bâtiments et installations sont certes conservés, mais demandent une restauration urgente." Le moulin figure sur un timbre édité par Pro Patria (pro Patria. http://www.propatria.ch/bibliothek-franz/output_fr_detail.php?id=1&select=1&kat=25)

 

 

 

Bien que ruiné, ce moulin dégage une atmosphère de mélancolie presque insoutenable. ses abords sont d'une grande tristesse, mais si on y regarde de plus près, on découvre posé là dans l'herbe, les deux grand axes encore en parfait état. les rouages de transmission sont eu aussi, conservé et les divers tamis sont relégués sous un avant toit.

 

Qui sera le releveur de ces ruines?  Qui sera l'artisant de sa résurrection ? Nul ne le sait, mais ce moulin à l'abandon, ces deux roues se reposant silencieusement,  ont dû toucher plus d'un coeur pour être le bénéficiaire de Pro Patria...

 

Le Moulin de St-Georges (en préparation)

 

Deux moulins à Crissier

 

Le premier, le Moulin d'En-Bas, se positionne sur la Mèbre à la jonction de Prilly et de Crissier, en Pleine zone industrielle. On apperçoit encore l'ouverture basse qui laissait passer l'axe de la roue, et un quai de chargement devant la maison. Je n'ai pas trouvé d'historique pour ce moulin assez récent.

 

 

Le deuxième est en ruines, mais il comporte un bref historique sur un panneau.

 

 

 

 

 

 

A Morat

 

L'ancien moulin municipal se situe en dehors des ramparts, presque au bord du lac, en direction d'Avanche. Il y a, à proximité, un petit parking payant.  Il abrite le musée de Morat.  L’histoire mouvementée du bâtiment pittoresque durant plus de cinq siècles est présentée dans les salles du moulin lui-même. (Musée de Morat)

 

Les deux roues sont récentes mais elles tournent et c'est là tout leur charme.

 

 

 

Flühlenmühle (commune de Mühleberg)

 
Autrefois, la commune de Mühleberg comptait plusieurs moulins en fonctionnement (et elle en a tiré son nom). Aujourd’hui, seule la Flühlenmühle a subsisté dans la vallée romantique du Flüehbachgraben. Un contrat de vente datant de 1507 laisse supposer que le moulin de Flühlenmühle a été exploité plus de 500 ans à l'endroit actuel et la roue hydraulique tourne aujourd'hui comme dans le passé.  

 

  

 La maison cossue du meunier

 

 Au dos de laquelle se trouve la grande roue du moulin et la minoterie proprement dite.

 

 

 

 

Le ruisseau est acceléré par de petites chutes, la prise d'eau se fait beaucoup plus haut que le moulin  au fond du vallon.

 

 

Sur le site se trouve aussi un four à pain dans une petite maison. Ce moulin participe aux Journées des Moulins et un stand de vente de pains, de tresses(vraiment délicieuse) et autres tartes, accueille le visiteur. Une animation spéciale enfant avec mouture du grain à la main et tamisage, préparation de pâte et fabrication de petits pains leur sont proposés.

 

 

Le moulin de Kallnach 

 

On raconte que le moulin de Kallnach (BE) a été plusieurs fois la proie des flammes, la dernière fois en 1860. La minoterie est toujours fonctionnelle, mais n'est plus utlisée depuis 1977. Actuellement, le moulin sert de lieu d'exposition.

 

 

 

 

 

Büren-an-der-Aare

 

Le vieux moulin de Buren a.A. fait l'objet d'un timbre pro patria.

 

La première preuve d'un moulin situé à cet endroit date de 1269 !  Le moulin actuel lui date de 1684. A l'origine, le moulin faisait partie de trois bâtiments dont il ne reste plus que la maison du meunier et le moulin proprement dit. Son cadre enchanteur en fait un point de raliement et de rencontre.

 

 

 

Avec la maison du meunier

 

photo internet

 

 

 

La roue du moulin de Schnottwil (SO)

 

 Le vieux moulin à huile a été restauré et équipé d'une roue à eau

 

 

 

 

Beinwill(SO)

L'ancienne forge du monastère.

 

La première mention des roues faisant fonctionner des  marteaux à Beinwil date de 1693. La petite roue entraine les souflets de la forge et la grande roue, les marteaux. Bien que les roues du martinet tournent encore, la forge s'est éteinte depuis 1970. Le dernier forgeron ferrait encore les chevaux et réparait les outils et attelages des agriculteurs de la vallée.

 

 

 

 

 Le martinet de Corcelles /Crémines (BE)

 

Tout laisse supposer que le bâtiment qui abrite le martinet fut d'abord un moulin à grains et qu'il devint taillanderie en 1791. dans une vallàe où le travail du minerai était important, il semble logique que la finalisation et la transformation du fer en outils soit d'actualité.

Au début du siècle dernier, le propriétaire décida d'adjoindre au mécanisme une deuxième roue. Elle actionnait une grande meule, un tour, une perceuse, un soufflet, ainsi qu'un battoir placé dans la remise contiguë. La bienfacture du travail exécuté par le martinatier lui valut rapidement une nombreuse clientèle de paysans et d'artisans. Les haches, cisailles, crocs à gentiane, lombards, pioches et même piolets, sortaient en grand nombre de la petite entreprise familiale.

 

.

 

 




3 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 119 autres membres