Les aventures de Plumebleue

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Statistiques

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Parfois c'est utile de se pencher sur les chiffres, cela remet l'église au milieu du village.
Pris dans 24H et Le Temps d'aujourd'hui: 170 milliards de CHF est le montant des dépenses pour la protection sociale en 2016, soit 20 300.- par habitant. C'est la répartition de cette aide qui est intéressante à relever:
42% pour les domaines de la vieillesse, 31% pour les domaines de la maladie et soins de santé et loin derrière 8,8% pour l'invalidité. L'aide économique (y compris l'aide sociale) d'une part et l'asile d'autre part ne représente chacun qu'un peu moins de 2%.
Ok, ce ne sont sans doute pas là tous les postes de cette statistique puisque si on additionne le tout il manque un petit 15% mais cela donne déjà une belle image de la répartition du gâteau!
Dans chaque vieux il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé (Groucho Marx)

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Alors je trouve carrément immonde qu'on vienne tailler dans les prestations AI et PC !  Et qu'on mette sur le dos de l'asile la facture sociale. Cela fait plus de 15 ans que je connais cette statistique qui bouge peu, si ce n'est pour la vieillesse justement !
Je me souviens du pourcentage de 38,4 % il y a plusieurs années et je trouvais cela énorme… ça a déjà bien augmenté. Il faut dire qu'a mettre tout en oeuvre dans n'importe quelle situation pour faire vivre les gens. Cela a un coût ! 
Je parle de ce que je connais. Si les soins palliatifs avaient été installés en 2013 pour BM, elle serait décédée. Mais non, le CHuv a mis en place oxygène perfusion d'électrolytes et revitaminisation intensive ! Résultat, elle est avec nous depuis 5 ans et le coût en EMS est d'environ 4'000 (pc comprise) pour les assurance sociales. Elle met de sa poche 3'500.-
En gros (elle quand même eu encore deux hospitalisations en EMS) on peut compter 50'000 par année x 5 ans… un quart de million pour une seule personne… multiplie par le nombre de personnes en EMS /soins à domicile et tu as des milliards en bout de courses.
Cela n'a pas grand chose à voir avec l'affection que je lui porte. On peut parler politique financière globale, la personne, c'est autre chose. J'ai d'ailleurs déjà dit à mes enfants qu'il fallait pas faire la même chose avec moi, je me sens responsable des coûts que j'engendre et la pression que cela fait peser sur eux ! Mais je ne suis pas encore pas encore inscrite à Exit pour autant
Ce n'est pas parce qu'une expérience ce termine qu'elle ne méritait pas d'être vécue. On n'a pas le choix, pour aller de l'avant, il faut faire un pas devant l'autre et si l'ont essaie d'éviter ce qui nous fait mal, alors on n'ira jamais nul part.

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J'aimerais savoir quels sont les pourcentages en France, comparés à la Suisse, je n'ai pas trouvé. Pour fréquenter des migrants et réfugiés, je sais qu'on ne leur donne que le strict nécessaire, la facture ne doit pas être si lourde que ça. 

Quant à l'acharnement thérapeutique, c'est un gros problème! http://www.liberation.fr/debats/2018/06/18/vincent-lambert-des-proches-appellent-a-le-laisser-partir_1660041   Et il est toujours maintenu en vie, malgré tout. C'est pour cela que c'est important de noter ses volontés dans des "directives anticipées, en France, on peut le faire, demandant qu'il n'y ait pas d'acharnement thérapeutique, sans , malheureusement, être sûr que ce sera respecté.

Pour maman, à la fin, la maison de retraite a été très bien. Elle nous a demandé si on voulait hospitaliser maman, qui ne mangeait quasiment plus, et s'éteignait comme une petite flamme, petit à petit. Nous avons refusé, on l'a seulement perfusé pour qu'elle ne souffre pas (douleurs dues à la vieillesse), et elle s'est éteinte comme cela, sans souffrance. Ils ne l'ont même pas changé de chambre, alors que ça leur compliquait la vie, elle n'était pas grabataire, donc, dans un service de non grabataires. Si elle avait été hospitalisée, on l'aurait prolongée à tout prix...pour quoi faire? Elle ne le souhaitait pas!

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En Suisse, les directives anticipées ont force de loi. ça c'est la théorie. En réalité si tu veux vraiment qu'elle soit appliquées, il faut les faire valoir devant un tribunal en déposant plainte, ce que peu de personne envisage de faire avec une personne en fin de vie. Les médecins sont encore peu formés aux soins palliatifs, les jeunes reçoivent une meilleure formation, mais sont sous la coupe de leurs aînés. Il faut aussi savoir qu'il y a des enjeux financiers pour les médecins et la société. Leur revenus diminuent fortement chez nous sous la pression politique, maintenir une personne en vie leur rapporte de l'argent et coûte bonbon à la société. 
C'est à un point tel que des équipes volantes de soins palliatifs ont été mises sur pieds pour informer, former, écouter et aider les pro et les famille dans l'accompagnement de fin de vie. 
Si je n'obtiens pas ce que je veux pour ma BM dans le cadre de l'EMS, je ferai appel à eux. Mais je n'ai pas de gros soucis, il semble que ce que je demande comme mise en place soit tout à fait réalisable dans son milieu de vie actuel. Ce sera probablement plus difficile de convaincre le médecin que l'équipe de soins. 
Ce n'est pas parce qu'une expérience ce termine qu'elle ne méritait pas d'être vécue. On n'a pas le choix, pour aller de l'avant, il faut faire un pas devant l'autre et si l'ont essaie d'éviter ce qui nous fait mal, alors on n'ira jamais nul part.

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Ce n'est pas mieux en Suisse qu'en France, alors...

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