Les aventures de Plumebleue

Les aventures de Plumebleue

Contempler des champs de lavandes. (Provence)

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La voiture: 
Les bagages 
Les plantes arrosées
Le frigo 
 Les poubelles : à faire !


« Plutôt que de rechercher ce que nous avons perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »
La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

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Vous repartez si je comprends bien 😊
Bonne route!
Dans chaque vieux il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé (Groucho Marx)

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Nous y voici enfin. Un peu déçue, deux champs sur trois sont déjà récoltés. La canicule de juin n'a pas permis une récolte plus étalée. Les fleurs qui sèchent perdent leur belle couleur et deviennent fades.  Il y a pas mal de champs qui ont d'autres fleurs et des graminée parmi les rangs de lavande. 
Le voyage fut presque sans aventure, une grosse et méchante queue de poisson d'un Fangio attardé, et Sir Plume n'a pas vu le train qu'il espérait sur le plus joli viaduc de la route Napoléon. Le mont Aiguille était enturbanné de nuages. 
Au programme demain, l'abbaye de Sénanque au Soleil. Comme elle n'est pas orientée est-ouest, mais nord-sud, nous devrons être sur place avant 8h du matin pour avoir le chevet ensoleillé. Espérons que le champ de lavande n'aura pas été encore récolté ! C'est à environ 70km du gîte.
« Plutôt que de rechercher ce que nous avons perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »
La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

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C'est de la programmation très précise que vos vacances! 😉
Dans chaque vieux il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé (Groucho Marx)

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Ah ben faut ce qu'il faut !


Photo de mon téléphone … Sir Plume a beaucoup mieux dans son apn.
Pour avoir le chevet éclairé le matin, il faut se lever tôt et être dans les 6 semaines possibles, donc, diane debout !!! 

Chevet au nord éclairé,  lavandes non récoltées devant  cela valait bien le mal qu'on s'est donné ! Bien sûr le net est rempli de ce cadrage, mais quand nous sommes passés, il y a 20 avec les enfants, les lavande étaient en habits d'automne, donc pas de fleurs.
La visite de Sénanque vaut la peine. Je n'avais pas vu la moitié de ce que j'y découvert, grâce à un outil très ludique l'histopad qui surfe sur la tendance des Pokemons go en réalité augmentée. On découvre ainsi des points sur ce que nous pouvons voir et en cliquant sur ces points, une vidéo, un commentaire écrit ou une anecdote apparaît. Et pour rendre le tout digeste, c'est associé a une chasse aux trésors. Il faut ouvrir des objets pour découvrir les trésors. Ainsi toute les espaces dédiés à la visite sont des espaces vides de meuble et de vie, s'animent grâce à cette nouvelle technologie. Les enfants adorent, les adultes aussi. j'ai réussi ma chasse au trésor….
Nous avons pu faire la visite dans de très bonne condition, mais deux heures plus tard, c'est le rush ! Des cars entier déversent des flots de japonais, de touristes en tout genre et le parking est plein à craquer de camping car familiaux, on ne fait plus un pas dans la boutique noire de monde et la librairie monastique est vide. Va pour la librairie ou nous avons fait quelques emplettes ciblées: Un temps pour mourir… comment moines et moniales se préparent à la mort et quels sont les rites qui les entourent. Un sujet qui me parle beaucoup actuellement dans ce deuil de BM.

Autre commentaire à faire. Sénanque est menacée de ruine totale.  Des parties entières de l'église se sont désolidarisées avec le temps, suite à un tremblement de terre en 1909. Faute de moyens financiers conséquents, sa restauration actuellement n'est pas assurée et le temps presse, c'est même une urgence. Le prix du billet d'entrée ne peut pas couvrir à lui seul ce type de restauration très onéreuse et l'Etat tout comme la région ont d'autre chat à fouetter.

Après cette visite intensive et de toute beauté nous prenons une petite route qui nous emmène à travers les collines chère Giono et Pagnol. nous nous arrêtons sur un petit col, celui de La Ligne.
Mais c'est quoi cette ligne ?
C'est un mur de 3m de haut avec campement, guérite et cabane de pierres sèches, qui devait protéger au 18ème le Comtat Venaissin de la peste. Mur gardé par une police et l'armée afin de ne pas répandre encore plus ce fléau qui venait de Marseille (un armateur véreux, à vendu à vil prix les étoffes qu'un bateau de pestiféré contenait, faisant essaimé la contagion à travers tout le Midi). Il reste des moignons de mur des vestiges de cabane et des guerites. Un sentier de GR le suit sur plusieurs dizaines de km.  nous nous sommes un peu perdus à cause de routes coupées, mais nous avons enfin retrouvé notre chemin en prenant la route des gorges de la la Nesque. 



avant de partir à la chasse au champs de lavande



retour à la maison non sans avoir encore fixé des patchwork de champs autour  de la petite ville de Sault oú nous logeons.

P.S. Pucinette gardée lundi, m'a refilé son rhume, donc passage en pharmacie pour me soulager la moindre 
« Plutôt que de rechercher ce que nous avons perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »
La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

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Compte-rendu nickel, on voyage avec toi . Je t'imagine parfaitement faire la chasse aux trésors 
Les photos sont superbes. Profitez bien, à votre retour se sera à nouveau la canicule !
Dans chaque vieux il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé (Groucho Marx)

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Grosse journée avant le retour.

Nous avons encore chassé les champs de lavande avec cabane, sans cabane, avec des montagnes, sans montagne, avec de l'herbe à la place des cailloux et nous avons pris le temps de faire de jolies photo de couple
Puis direction Banon joli village célèbre pour sa librairie labyrinthique, seule librairie digne de ce nom à des dizaines de km à la ronde



bon teléphone refuse parler avec mon ordi portable… je vous laisse sur votre faim...
« Plutôt que de rechercher ce que nous avons perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »
La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

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Déjà le retour?
Dommage, je vous le souhaite agréable. 
Perso j'ai un super souvenir de Banon et de son Bleuet de librairie 😉
Dans chaque vieux il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé (Groucho Marx)

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Ouf Retour dans nos pénates !

Je regarde le blog et je constate que mon natel tire rouge (!!!) alors que les lavandes hésitent entre le violet foncé presque noir, le lilas clair et la couleur lavande officielle.

« Plutôt que de rechercher ce que nous avons perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »
La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

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Je disais donc que nous avons chassé le champ de lavande, puis après la visite de Banon et passage à Semiane la Rotonde, joli village perché



En route pour la découverte du Mont Ventoux , vénérable montagne tutélaire de la région. C'est la joie des cyclistes de tous âges et nous avons même vu un môme de 10 ans suivre son père ! La grimpée offre de beau coups d'œil sur les panoramas de la région, mais ce qui est le plus impressionnant c'est le sommet de cette montagne de 1912 m d'altitude. Un tas de cailloux, de la roche éclatée blanc crème légèrement scintillante qui se voit loin à la ronde, de loin on dirait de la neige et de près un désert de cailloux !


 Cette montagne a un charme très particulier. Non seulement on la voit de partout, mais elle attire aussi maints visiteurs. Toute la Provence se dévoile depuis le sommet. La journée chaude était brumeuse et on ne voyait pas très loin mais tout de même à plus de 30km sur 360° ! 

Après un arrêt photo bien venteux et rafraîchissant, nous redescendons. On a repéré une belle romane sur une route faisant un boucle autour du Mont Ventoux, en route !

Hélas trois fois Hélas, on a fait la route dans une sens puis dans l'autre avant de s'arrêter pour essayer de la voir de loin ou tout au moins de la repérer dans le paysage. Art roman primitif, photo sexy en diable, on est impatient. Quand enfin nous sommes sur place c'est pour découvrir avec consternation qu'elle est PRIVEE et donc interdite d'accès. On peste, on cherche une trouée dans les arbres bordant la propriété, impossible à voir depuis la route. 4 jours de visite sur inscription à l'office du tourisme et pas un seul jour en juillet, là on est très déçu. 



On se rabat sur une autre, pas mal non plus et qui a une histoire étonnante. Mais la déception est telle que Sir Plume n'arrivera pas à lui trouver du charme malgré son histoire et sa proximité avec des sources sacrées, c'est dire qu'il déçu !

Cette chapelle est le seul vestige du Monastère du Groseau fondé en 684 par Petronius, évêque de Vaison-la-Romaine1. Le monastère fut détruit en 739, puis reconstruit en 1321. La chapelle, quant à elle, fut rebâtie en 1152. Ce monastère a été l'un des lieux de retraite de prédilection du pape Clément V, lors de sa halte en Provence.



Direction les sources.
 Il faut faire un effort d'imagination pour les voir comme elles devaient être à l'état naturelles, car un bassin de rétention, des captages, un grand parking et un snack-bar défigurent les lieux. 

Vénérée au cours de l'antiquité, à travers le dieu Groselos, elle alimenta ensuite la cité gallo-romaine de Vasio (Vaison-la-Romaine) grâce à un aqueduc.


S'abreuver à une source sacrée...

L'eau de la source est gratuite, potable au sortir de la montagne. C'est la deuxième source la plus importante après Fontaine de Vaucluse. Résurgence d'eau cristalline, à 11° toute l'année. Délicieuse.
Ainsi, elle ne paraît pas vraiment importante, mais les captages n'ont laissés ressurgir qu'un tiers du débit initial.  

Nous rentrons par une route transversale qui remonte un torrent dans un paysage fait de collines assez sauvages et abruptes, non sans remarquer au passage, quelque "curiosité architecturale" (!)

 
Pour nous retrouver au pied d'un village classé celui de Montbrun, station thermale depuis les années 70, mais fort utilisée depuis la nuit des temps.  Celtes et Romains, seigneur locaux et population  en ont fait usage. 

Montbrun au coucher du soleil 



En fin de journée, les champs de lavande dans le Val de Sault.

« Plutôt que de rechercher ce que nous avons perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »
La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

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Ta chapelle de Groseau, c'est un peu de la science fiction. Reconstruite en 11502 😅
Merci pour ces belles images 😊
Dans chaque vieux il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé (Groucho Marx)

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, j'ai corrigé.
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Retour.

Après s'être levé vers 7h, petit dej solide, et rangements. Nous sommes sur la route du retour vers 8h. C'est génial. Pas d'enfants, la maison reste en ordre, les rangements prennent  peu de temps, et chacun sait ce qu'il doit faire. J'adore !!!
Avant de rentrer pour de bon on repasse par l'endroit où nous avons fait un joli shooting "photo de couple". Sir Plume le voyait à un endroit, mais 'était pas certain de la route que nous avions prise. En effet il y a deux routes parallèles qui se ressemblent énormément, avec champ de lavande de chaque côté, difficile quand nous ne sommes pas de l'endroit de bien faire la différence. Puis visite du joli village classé de Montbrun que nous avions photographié hier soir. Il fait une tchiaf pas possible: déjà 29° à 9h. . Je me réjouis (un peu vite) de la découverte de ce village médiéval. Ca monte, ça monte Et ça remonte… un village perché quoi, médiéval à souhait. Pas un chat (tu m'étonnes… il fait tellement chaud), les maisons en dehors de la porte d'entrée du village datent du 18 eme… pas belles  vues de près. Une fois la porte passée, c'est un peu mieux, conservé et restauré , mais sympa, sans plus. J'avise un écriteau en terre cuite



Chic, l'église est romane et en plus il y fera frais, c'est donc d'un pas alerte que je descend la calade et sans me tordre les pieds sur des pavés très irréguliers. Je chantonne et dis à Sir Plume que j'aperçois au détour d'une ruelle où je serai. Arrivée devant la place de l'église, la façade n'a rien , mais alors rien de roman, c'est du 18eme pur sucre. Pas grave, l'intérieur doit l'être. Cela arrive assez souvent. le porche de l'église dit quelque chose de la fortune et du pouvoir seigneurial donc souvent détruit et reconstruit, voir parfois avec une façade qui peut en cacher une autre (Italie). J'entre donc, change mes lunettes de soleil pour les lunette d'intérieur, et  … flûte Zut ! Ils ont du passer par Marseille, c'est pas Dieu possible ! Il ne reste strictement rien de roman, si ce n'est une toute petit fenêtre fortifiée près de l'entrée. La réforme est passée par là, l'église sise à cet endroit était peut-être bien du 11eme  mais celle que j'ai sous les yeux est d'une mocheté absolue. Des fresques vérolées du 16 eme, des peintures criardes  du 19 eme, un affreux lustre en pampilles de verre poussiéreux, du "chenit" dans les chapelles latérales et un air d'ennuis. En plus il n'y fait pas frais du tout, le thermomètre indique 26°. je ressors sonnée et dis tout de go à une visiteuse qu'il n'y a rien de roman là-dedans si ce n'est la toute petite ouverture fortifiée et encore, je ne suis pas architecte. Aimer Dieu dans cet endroit relève du défit. pauvre Dieu ! 



Déjà que je trouvais l'appellation village classé un poil abusive, là je suis carrément dépitée. Je renonce au château qui se trouve encore plus haut, déjà il va falloir remonter ce que j'ai descendu en chantonnant pour regagner un banc à l'ombre dans un courant d'air. 



 Les ruines du château.


Reprenons la route. Nous décidons de repasser par le même chemin qui emprunte les gorges de la Méouge. Toute petite rivière qui a creusé un canyon de toute beauté. A l'aller,  nous nous sommes arrêté pour faire une photo, notre voiture indiquait 34° c'était insupportable, 



Au retour, ce sera le pont roman et pas romain du tout (fondations 1180, attesté en 1200 sur un cartulaire)



Les vacanciers profitent de ce coins spectaculaires et des marmites de géant devenu trous d'eau, des cascades animent le cours d'eau ( à 11h il fait 31 °)



Une autre expérience sera une première pour Sir Plume.
Nous avons fait halte dans un restaurant  et le plat du jour comportait de la saumonette qui comme son nom ne l'indique pas du tout n'est pas un petit saumon, mais un petit requin : délicieux.
Mais pour une raison que je ne m'explique pas, je n'ai pratiquement pas touché mon assiette. Peut-être que le visuel était en cause. Des spaghettis  arrosé de bouillon de légume et de la ratatouille en gros morceaux surmonté des tronçons de saumonettes. Ou alors c'est l'entrée qui était bien copieuse par ces chaleurs, une bonne part de salade verte et une tranche de quiche Lorraine. Sir Plume a avalé nos deux assiète de plat du jour. Il a apprécié la saumonette !   Je l'ai regardé avaler son repas avec quelque haut le cœur, heureusement sans suite. Mais je n'ai plus rien avalé que de l'eau jusque vers 21h !!!

trajet sans histoire si ce n'est que les 100 derniers km depuis Genève ont été très pénible: départs en vacances, rush des frontaliers qui rentraient chez eux, et bouchons interminables sur l'autoroute. Nous aurons mis 2h à la place des 45 minutes de trajet, douane de Bardonnex- chez nous. 
« Plutôt que de rechercher ce que nous avons perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »
La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

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Une petite dernière pour  le plaisir


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La papeterie Tsubaki, de Ito Ogawa

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Joli compte rendu de nos vacances, o~u je me reconnais tout à fait.
Petit détail :
Clément V n'a pas fait "une halte en Provence", il a déplacé le siège pontifical à Avignon !
Il a souvent résidé à Malaucène car c'était davantage chez lui, dans le Comtat Venaissin, qu'à Avignon.

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Jolies, ces gorges! Je m'y serais aussi volontiers baignée.
Dans chaque vieux il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé (Groucho Marx)
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